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Centre Medem (Arbeter-Ring)
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Vladimir Medem (1879-1923)
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2013


Vladimir MEDEM est considéré comme l’homme politique le plus influent et le plus grand théoricien du Bund, le mouvement ouvrier juif. Il est né en Lettonie à Libau (Liepaja) en 1879, dans une famille juive très assimilée. Son père, médecin général, se convertit au protestantisme, seul moyen d’assurer sa promotion au sein de l’armée russe et baptise son fils dans la religion orthodoxe. Vladimir Medem fait ses études secondaires à Minsk, puis à l’université de Kiev.
Il y est influencé par les étudiants révolutionnaires. Après une brève incarcération, il prend conscience de sa judéité et devint militant du Bund : le parti socialiste juif né à Vilna en 1897. Ses qualités de journaliste et d’orateur sont vite remarquées et dès 1901, il est coopté au comité central du mouvement. Le Bund fait scission en 1903, au deuxième congrès des socialistes russes(POSDR), entrainant dans son sillage des dizaines de milliers de jeunes juifs, ne pouvant accepter l’opposition du POSDR au fédéralisme en général et à l’autonomie juive en particulier.

Vladimir Medem, sous l’influence de l’ historien et autonomiste juif Simon Doubnov et des idées austo-marxistes, élabore la doctrine de l’autonomie nationale et culturelle du judaïsme, l’internationalisme prolétarien, la lutte de classes et la conscience nationale juive.

Sur ces thèmes, il écrit brochures et études. Exilé en Suisse, il revient en Russie en 1912 et au cours d’une tournée de conférences, est arrêté par la police tsariste. Il ne doit sa liberté, en 1915 qu’à l’arrivée des armées allemandes à Varsovie. Il a participé à la révolution de 1905 et s’est illustré durant les deux révolutions de février et d’octobre 1917 en s’opposant énergiquement à la politique des bolcheviks. Il revient en Pologne, milite dans le Bund polonais, puis s’exile aux Etats-Unis où il rédige Fun mayn lebn (Ma vie).* Une sévère affection rénale l’emporta en 1923.

De nombreuses institutions juives disaporiques portent son nom en Pologne, à New York, à Paris voire en en Israë.

• Traduction de H. Minczeles et A. Wieviorka. 1999. Editions Honoré Champion.

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