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La rentrée littéraire 2016 au Centre Medem

vendredi 1er janvier 2016


Voici la revue et les livres que vous trouverez sur la table des nouveautés en janvier 

LA PHILOSOPHIE DEVANT LA SHOAH

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numéro 67 de la revue « Philosophie » 50 pages http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php ?sp=liv&livre_id=2434

Nombreux sont les livres et les articles sur ce thème. Jankélévitch figure sans conteste l’un des penseurs les plus pertinents dans ce domaine. Y aurait-il encore des choses à dire ?

Le sujet semble inépuisable, car le Mal est injustifiable et singulier. Pourtant, certains écrivains ont le courage de s’y « attaquer », en passant par la fiction. C’est la raison pour laquelle nous vous recommandons la lecture de cette revue ;

En effet, nous recevrons le 23 janvier un écrivain hors norme,
Anouar Benmalek, pour son livre « FILS DU SHEOL ».

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Dans cette fiction, l’auteur s’interroge sur la violence, sur les souffrances infligées, sur ce qu’un être humain est capable de supporter. L’empathie qu’il témoigne à l’égard des victimes peut-elle rendre l’histoire plus réelle, plus « vraie » ? A-t-on le droit de parler à la place des témoins ?...

La revue et le roman entrent donc en résonance l’un par rapport à l’autre, et c’est là tout l’intérêt de cette double lecture.

REDEMPTION STREET

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Auteur : Reed Farrel Coleman
Editeur : Phébus, 278 pages

Voici un nouvel inspecteur de police qui entre à la bibliothèque. Moe Prager a beau être retraité, on peut encore faire appel à lui, surtout lorsque des crimes ont été commis dans les Catskill (État de New York), région de villégiature de nombreux juifs de la région… C’est un très bon polar qui donne une vue désenchantée de cette région naguère si florissante, et tombée en désuétude avec la désaffection des jeunes générations.

BUZIE OU LE CANTIQUE DES CANTIQUES

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Auteur : Sholem Aleichem
Editeur : Calmann-Lévy, 118 pages

Cette année 2016, nous fêterons le centenaire de la mort de Sholem Aleichem.
Voici une courte histoire pleine d’émotion, qui ne fait pas partie de ces textes dédiés par l’auteur à son cher peuple juif.

C’est une simple histoire d’amour, dont on se demande si Sholem Aleichem n’y a pas glissé un peu de lui-même. Shimek et Buzie sont inséparables : Buzie, la fille de son frère aîné, a été adoptée par les parents de Shimek, c’est-à-dire par ses grands-parents. Buzie est emplie d’admiration pour son oncle Shimek, qui roule un peu des mécaniques devant elle. Mais Il grandit, et l’envie le prend de partir pour la grande ville, de s’évader de son shtetl… Et il oublie Buzie… jusqu’au jour où il reçoit un courrier lui annonçant son mariage.
C’est touchant, drôle et grave tout à la fois. Superbe !

JUIFS ORDINAIRES …,

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Auteur : Yehoshue Perle
Editeur : Classiques Garnier

Ce livre est un classique de la littérature yiddish qui vient d’être traduit par Jean Spector, Nathan et Micheline Weinstock.
Ce livre comprend trois textes de Perle  :

- un roman paru en 1936 à Varsovie "Juifs ordinaires", pour lequel l’auteur a reçu de nombreux prix (dont celui du BUND en 1937) ;

- un témoignage intitulé "L’anéantissement de la Varsovie juive",

- et un texte, "4580", d’une ironie et d’une dérision portées à leur extrême.

Le roman est écrit à la première personne  : c’est un petit garçon qui raconte la vie de sa famille recomposée (déjà !), depuis ses premiers souvenirs jusqu’à l’adolescence. Nous sommes dans un shtetl du fin fond de la Pologne, peuplé de juifs très pieux et superstitieux ; ils vivent tant bien que mal, tous pauvres et sans éducation, sauf une à deux familles de rupins pas toujours bienveillants. Le jeune garçon observe avec beaucoup d’acuité cette population dont le seul réconfort ne peut venir que de Dieu. Vivant parmi les femmes (les hommes sont souvent absents, à leur travail ou à leurs affaires), il les regarde presque en adulte : leur sexualité parfois débridée l’interpelle et l’amène à se poser des questions d’adulte. Rien n’échappe à son regard sensible. Ce magnifique roman écrit d’une plume pleine de vivacité et d’acuité est un bonheur de lecture. Un grand merci aux valeureux traducteurs.

Les deux autres textes mettent en avant une autre facette de l’écrivain : sa révolte sans concession contre es nazis, mais surtout contre leurs « chiens », à savoir la police juive et le Judenrat. Ce sont deux cris, deux refus absolus de la médiocrité humaine, de sa lâcheté, de son égoïsme foncier.

LE MYTHE D’ISAAC BECKER

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Auteur : Reed Farrel Coleman
Editeur : Ombres noires

Coleman est surtout connu pour ses romans policiers, lesquels mettent en scène un policier juif américain.
Le mythe d’Isaac Becker nous raconte tout autre chose : nous sommes en 1944, au camp de Birkenau. Isaac et Jacob tentent de survivre, mais Isaac consigne leur quotidien dans un livret caché. Ils n’ont quune crainte, c’est que leur bourreau le plus féroce, Heilmann (Sainthomme !), ne le découvre… Ce qui finit par arriver. Le « Livre des spectres » est désormais dans sa chambre, et il fait absolument aller le récupérer… Quelques 70 ans plus tard, Jacob se prépare à mourir. Interrogé sur l’histoire de sa vie, il fabrique un « journal des spectres » qui n’a pas grand’chose à voir avec celui d’Isaac, et pourtant…
C’est un texte court, plein d’interrogation sur ce qu’est un témoignage, sur la facilité avec laquelle on peut mentir, et sur le retentissement de toute « affaire » ayant la Shoah pour fond de commerce.

UNE MER, UNE TERRE

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Auteur : Maayan Ben Hagai
Editeur : Phébus

Premier roman d’une jeune écrivaine israélienne, qui dresse le portrait de deux femmes ayant vécu une longue vie pleine d’incompréhension et d’amour  : la mère, Claudia, ancienne beauté coquette vieillie par une existence d’émigrée difficile ; la fille, Anna, sans attrait, et sans goût de vivre.
Claudia a connu son heure de gloire, au temps où elle était jeune, riche et célèbre dans son milieu bourgeois du Caire. Son émigration forcée en Israël n’a en rien entamé ni son assurance, ni ses certitudes. Mais elle ne parvient pas à modeler sa fille Anna, la quarantaine, afin qu’elle adopte ses manières, ses goûts, son arrogance.
De son côté, Anna a du mal à supporter Claudia, mais elle lui devient toute dévouée lorsque le médecin découvre le cancer qui va emporter sa mère.
Les relations mère-fille sont au centre de ce livre de souvenirs qui démonte les clichés liés à l’histoire familiale avec beaucoup de finesse. Très intéressant.

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