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Centre Medem (Arbeter-Ring)
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Penser la crise

mardi 28 avril 2009


Conférence de André ORLEAN

Revenons sur le contexte global qui a permis la crise financière dite des "subprimes", à la fois dans sa dimension idéologique, financière et économique.

Il s’agit d’analyser cette forme spécifique de capitalisme, qu’on nomme quelquefois "capitalisme financiarisé" ou "capitalisme patrimonial", qui a dominé le monde développé depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui.

Quelles en sont les caractéristiques ?

Pourquoi a-t-il débouché sur cette crise ?

Peut-il y survivre ?

Présentation Émile RAFOWICZ

« … la monnaie n’a jamais été matière. […] Je défends une autre conception : la monnaie est, et a toujours été, confiance. Telle est sa nature fondamentale. Il n’est de monnaies que fiduciaires. Dans ma perspective, la confiance dans la monnaie est constitutive du lien social marchand en ce qu’elle construit la relation de l’individu au groupe. On est loin de l’idée traditionnelle selon laquelle la monnaie serait l’instrument qui facilite les échanges en évitant les difficultés du troc. Si on adhère à mon point de vue, la question de la « dématérialisation » demeure, mais prend un sens plus précis : quelles mutations dans le lien de confiance nous donne-t-elle à voir ? Conduit-elle à l’avènement d’un individu marchand d’un type nouveau ? [...] J’appelle « monnaie autoréférentielle », une monnaie qui se veut strictement restreinte à son seul rôle d’instrument efficace des échanges. Autrement dit, une monnaie qui refuse de se mettre au service d’objectifs sociaux généraux, comme le plein emploi ou la lutte contre les inégalités ; une monnaie sourde aux revendications des individus. Je qualifie une telle monnaie d’autoréférentielle parce qu’elle limite ses ambitions à n’être qu’elle-même sans aller au-delà. Une telle revendication me semble exprimer l’émergence d’un nouvel âge cognitif, farouchement hostile aux symboles pour ne plus considérer les choses que dans leur pure fonctionnalité. On peut y voir une étape supplémentaire du désenchantement du monde. » André Orléan in Anthropolis, n°2, 2003, 94-111du 15 novembre 2002. Extraits/

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